Continuons nos entretiens avec les athlètes de l’EAPB qui se sont qualifié.es pour les championnats de France en salle.

C’est au tour d’Adrien (marche) de répondre à nos questions. Encore merci à lui !

A quel âge as-tu commencé l’athlé ? Qu’est ce qui t’a plu dans ce sport ?

J’ai commencé l’athlé à 15 ans après avoir fait du foot en club. Ce qui m’a tout de suite plu dans la discipline est de pouvoir toucher à tout et de travailler sa performance non plus au sein d’un collectif mais pour soi.

Est-ce que tu as toujours été licencié à l’EAPB ? Si non, quels ont été tes autres clubs ? Et pourquoi tu es arrivé ici ?

Je me suis licencié à l’EAPB en septembre dernier car je suis revenu vivre à Montauban de Bretagne après de longues études d’histoire entre Toulouse et l’Espagne. Même si j’avais pris ma première licence au Stade Rennais Athlétisme, j’ai préféré m’engager pour l’EAPB où le club se structure. L’année dernière, j’ai rejoint le groupe de marche mené par Bertille tout en conservant ma licence du club de Toulouse (le SATUC) en attendant d’être fixé sur la fin de mes études. En 2017, lors d’un échange Erasmus à Salamanque, je m’étais accordé une parenthèse dans le club Caja Rural Salamanca où j’avais participé aux interclubs espagnols. J’avais pu m’entraîner sous la direction de Miguel Rivero grâce auquel j’ai pu côtoyer un groupe de marcheurs de haut niveau (les Sillero et les Rodriguez). Toujours à Salamanque, j’ai eu la chance de rencontrer l’équatorien Jefferson Pérez (champion olympique à Atlanta en 1996 et ancien recordman du monde sur 20km) !

Quelle(s) discipline(s) pratiques-tu ? Et pourquoi ?

Je fais de la marche depuis sept ans. J’étais un piètre sprinteur ! Comme beaucoup de marcheurs, j’ai « dépanné » pour les interclubs avant d’y prendre goût.

Peux-tu nous parler de tes entraînements ? (nombre par semaine/coach/lieu d’entraînement) / Est-ce facile de concilier ses entraînements et sa vie professionnelle/scolarité ?

Depuis 2015, je reste fidèle à Émilie Bessas, ma coach basée à Toulouse. On a établi une belle relation de confiance qui permet de me faire progresser. Depuis que je prépare les concours de l’enseignement en histoire-géographie, le maître-mot est l’adaptation. Quand j’arrive à me libérer du temps et surtout de la charge mentale, j’arrive à m’entraîner jusqu’à six fois par semaine sinon on est plutôt autour de trois à quatre entraînements par semaine entre Rennes et Montauban-de-Bretagne. De manière générale, il est difficile de concilier le rythme scolaire universitaire très concentré et un plan d’entraînement ambitieux sans porter préjudice à ses études.

Est-ce que le Covid a changé quelque chose à ta préparation ?

Construire un plan d’entraînement sans compétition en vue est toujours compliqué. La crise sanitaire nous a tous contraints à nous entraîner seuls et à s’adapter à des normes qui ont été parfois contradictoires et peu favorables à la pratique sportive.

Comment les championnats de France se sont-ils déroulés pour toi ?

J’avais le 10ème temps des engagés et je finis 9ème. Le contrat est rempli sur le papier. Même si j’avais fait de meilleurs chronos ces derniers mois, je ne pouvais pas faire mieux en période de révisions. L’important était de porter le maillot vert !

Crédit photo : Capture My Sport
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